dimanche 27 avril 2025

Parsig Database

      La Parsig Database propose des éditions numériques de plusieurs textes moyen-perses zoroastriens (Bundahišn, Dādestān ī dēnīg, Mēnōg ī xrad...) avec traduction (anglaise le plus souvent) et analyse grammaticale de chaque terme. Une ressource indispensable pour les traducteurs de textes pehlevis !


mardi 22 avril 2025

Les malheurs des temps
 selon l’Ayādgār ī Jāmāspīg

     Nous proposons une édition, transcription et traduction du deuxième chapitre de la version pehlevi de l’Ayādgār ī Jāmāspīg (« Mémoire de Jāmāsp »), un dialogue qui met en scène le roi Wištasp, patron de Zarathoustra, et son ministre en chef (bidaxš) Jāmāsp. Sous la forme de questions et réponses, Jāmāsp révèle au souverain des secrets concernant l’origine du monde et la fin des temps. Dans le passage en question, Jāmāsp énumère les grandes calamités qui marqueront l’humanité jusqu’à la fin des temps. Le document téléchargeable ici contient la traduction de ce passage, mais aussi le texte original pehlevi, composé à l'aide de notre clavier pehlevi pour Mac (http://damienlabadie.blogspot.com/p/claviers-mac.html).

lundi 14 avril 2025

Le Psaume 130 (129) en vieux-nubien

Nous proposons ici la traduction d’une version vieux-nubienne du Psaume 130 (129), retrouvée à Dongola (capitale du royaume de Makourie) sous la forme d’une inscription murale. Comme les autres inscriptions psalmiques découvertes sur le site, celle-ci daterait des environs du XIIe siècle. Le texte vieux-nubien est sans le moindre doute une traduction de la version grecque des Septante. Nous reprenons l’édition de G. M. Browne (G. M. Browne, « An Old Nubian Translation of Psalm 129 », Beiträge zur Sudanforschung 9, 2006, p. 25-27), qui comporte toutefois de nombreuses restitutions, indiquées entre crochets. 


jeudi 3 avril 2025

The Prosopography of the Later Roman Empire

  La somme de Jones et Martindale, The Prosopography of the Later Roman Empire (Cambridge, 1971-1992), en trois volumes, est disponible et consultable en ligne sur archive.org.

https://archive.org/details/prosopography-later-roman-empire/PLRE-I/mode/2up?view=theater

lundi 31 mars 2025

Une légende norroise sur l'empereur Constantin

    Nous proposons une traduction d’un texte vieux-norrois mettant en scène l’empereur Constantin et un prêtre. Il est à noter que cette légende se retrouve chez Guillaume de Malmesbury (mort en 1143) dans ses Gesta regum Anglorum (§ 175), qui pourrait être la source de notre texte. Cependant, le récit de Guillaume de Malmesbury ne met pas en scène Constantin mais l’empereur germanique Otton III. Le texte est téléchargeable à partir du lien ci-dessous.

http://drive.google.com/uc?export=download&confirm=no_antivirus&id=1ZrJ4T8z_gmv1vAemATG0D5ratF-dHSTQ


Page de l’édition de H. Gering, à partir de laquelle
nous avons traduit notre texte

samedi 8 mars 2025

MENOTA

    Le site Medieval Nordic Text Archive (MENOTA) est un réseau d’archives, de bibliothèques et de départements de recherche travaillant sur les textes médiévaux et les facsimilés de manuscrits en langues scandinaves. L’objectif de Menota est de préserver et de publier des textes médiévaux sous forme numérique et de développer les normes d’encodage nécessaires à ce travail. Les archives contiennent des textes en langues scandinaves (ou nordiques), ainsi qu'en latin. 

mardi 25 février 2025

L'introduction du bouddhisme au Tibet d'après l'Erdeni-yin Tobči

    L’Erdeni-yin Tobči (« Précieux résumé ») est une des chroniques mongoles les plus célèbres, composée par Sagan Sečen en 1662. La chronique rapporte notamment l’avènement du bouddhisme au Tibet, selon un récit légendaire également connu des sources tibétaines. Le vingt-huitième souverain, Lhatatori (ou Lhatotori) reçut du ciel deux livres saints, un stoupa et un coffret. Ne savant que faire de ces objets, il les délaissa dans le trésor de son palais. Mais, frappé par diverses plaies, il décida de les exposer puis de leur rendre un culte. Son royaume, dès lors, prospéra et connut le bonheur. Nous reprenons le texte établi par J. Schmidt, Geschichte der Ost-Mongolen und ihres Fürstenhauses, Saint-Pétersbourg, 1829, p. 24-26, en proposant une transcription du texte mongol et une traduction française.

http://drive.google.com/uc?export=download&confirm=no_antivirus&id=1xCw52ThpnrgOMWcnjr0-GPimJcuH9Nkp


Texte mongol de l’édition de J. Schmidt

mardi 18 février 2025

Clavier mongol classique (bičig)

       ‼️ Nouveau ‼️ Je viens de mettre à disposition un clavier Mac pour noter l’écriture bičig, utilisée pour le mongol classique (s’écrit de gauche à droite et de bas en haut). Vous pouvez retrouver toutes les consignes pour l’installation et l’utilisation de ce clavier dans l’onglet « Claviers Mac ».

vendredi 14 février 2025

Altaica.ru

       Je signale l'excellent site Altaica.ru qui met à disposition de très nombreuses ressources pour les langues turques et mongoles (grammaires, dictionnaires, études, éditions de texte...). On y trouvera en particulier des documents, difficilement accessibles ailleurs, pour l'étude du mongol classique, comme le dictionnaire mongol-russe de Golstunskii.

vendredi 7 février 2025

Le blasphème de l'archonte dans le mandéisme

    Le blasphème de l’archonte est un motif très présent dans la littérature dite gnostique. Il consiste à récuser la prétention de l’archonte, identifié au Dieu biblique, à se présenter comme le seul Dieu, tel que l’affirme le prophète Ésaïe : « Moi, c’est moi YHWH, et en dehors de moi il n’y a pas de sauveur » (Ésaïe 43, 11). En effet, cet archonte, souverain du monde de la matière, est en réalité inférieur au Dieu suprême et invisible, connu généralement sous l’appellation de « Père » dans les textes gnostiques Ce motif assure, en partie, l’édifice de la théologie gnostique : le seul Dieu véritable, dont les gnostiques se prévalent, se distingue du Dieu des juifs et des chrétiens de la Grande Église, lequel n’est qu’une créature malfaisante et avilie dont il convient de tourner en dérision la prétention à l’unicité. Ce motif est également attesté dans les textes mandéens. Nous présentons (en téléchargement ici) le texte et la traduction d’un passage du Ginza de droite (81, 11-82, 6). Ce passage met en scène Ruha, personnification de la Sagesse déchue et figure démoniaque. Mariée à son frère Gaf, elle enfanta ‘Ur, prince des ténèbres et souverain du monde créé. Entourée de ses hordes maléfiques, elle vient réprimander son fils ‘Ur, au sujet de sa prétention à se présenter comme la divinité suprême.