jeudi 12 mars 2026

Höst de Gustaf Fröfing

     Je propose une traduction personnelle d’un poème suédois de Gustaf Fröding (1860-1911), intitulé Höst (« Automne »). La voici :


Déjà les hêtres par l’automne sont vêtus de rouge,

Comme sur un malade dont le sang est tout dévoré par la langueur ;

La pâle joue parfois de manière fugace se colore,

Mais ce sont les roses qui bientôt seront exsangues.


Écoute, le ruisseau furtivement et paisiblement s’écoule

En bas dans la vallée, son murmure est à peine perceptible.

Il se dérobe, silencieux et gracieux, dans son lit mortuaire,

Sans interrompre de la vie les derniers rêves.


Il est bon que celui qui est affligé soit ici,

La nature qui elle-même a vu son été s’assombrir,

Sa joie se glacer et jaunir,

Peut répondre avec gémissement à celui qui gémit.


Elle est aussi disponible sous format PDF ici.