lundi 1 février 2016

Un tropaire géorgien sur saint Étienne

    La traduction que je publie est celle d’un tropaire géorgien en l’honneur du protomartyr Étienne, édité par Nicolas Marr et Maurice Brière en 1931. Le tropaire (du grec τροπάριον) est la forme fondamentale de l’hymnologie byzantine. À l’origine, il s’agissait d’une courte prière en prose rimée, insérée après chaque verset d’un psaume durant les offices de l’orthros (matines) et des vêpres. Le tropaire est progressivement devenu une véritable composition strophique récitée lors des fêtes du calendrier liturgique. L’Église géorgienne, de rite byzantin, a produit de nombreux tropaires, dont celui traduit par mes soins et téléchargeable ici. Ce tropaire est destiné à être lu le 27 décembre, date de la Saint-Étienne dans l’Église orthodoxe, à l’office des matines (ცისკრი en géorgien). Cette pièce présente la particularité d’être acrostiche : la première lettre du premier vers de chaque strophe contient une des lettres du nom qui compose « Étienne » (ს/ტ/ე/ფ/ა/ნ/ე).