samedi 2 janvier 2016

       Je signale la parution récente, dans les Mélanges de l’École française de Rome, de l'excellent article d'Olivia Adankpo sur le moine éthiopien Ēwosṭātēwos, fondateur d’un puissant réseau monastique dans le nord de l’Éthiopie au XIVe siècle. Son article se penche notamment sur les conditions d’élaboration de sa légende hagiographique (son gadl en guèze). Voici le résumé consultable sur le site de l’École française de Rome : 

« Le moine Ēwosṭātēwos (Eustathe sous forme francisée) est à l’origine de l’émergence d’une puissante communauté monastique à la fin du XIVe siècle dans le nord du royaume chrétien d’Éthiopie. Depuis le début du XVe siècle le culte de ce saint est particulièrement vivace. Le texte de sa Vie et de ses miracles, rédigé en éthiopien classique, est toujours copié, commenté et lu. Toutefois, les conditions de conception et de transmission de cette œuvre hagiographique appelée le gadla Ēwosṭātēwos, littéralement « le combat d’Ēwosṭātēwos », demeurent méconnues et largement incomprises. Cet article se propose d’approfondir les conditions d’élaboration de la légende hagiographique de ce saint éthiopien en examinant les différents manuscrits du gadla Ēwosṭātēwos. Il s’agit de mettre en évidence la constitution de différentes traditions manuscrites et d’analyser le processus de réécriture hagiographique afin de mieux saisir les intentions des hagiographes du gadla Ēwosṭātēwos. »

Article consultable sur https://mefrm.revues.org/2661