vendredi 7 septembre 2018

       Je suis, depuis le 1er septembre 2018, post-doctorant au sein du projet Horneast, hébergé par l'Institut de recherches et d'études sur les mondes arabes et musulmans (université Aix-Marseille). Ce projet quinquennal, qui s'efforce de documenter les relations entre les sociétés chrétiennes de la Corne de l’Afrique (Éthiopie, Nubie) et leur environnement islamique aux échelles locale et régionale (Égypte, Palestine, péninsule Arabique), vise à mieux comprendre les modalités du processus d’islamisation à l’œuvre dans la région au cours du millénaire médiéval (VIIe – XVe siècle). 

Sollicité pour mes compétences linguistiques (copte, arabe, guèze, vieux-nubien), je participerai, au sein de l'équipe, à l'édition et à la traduction de documents relatifs à l'histoire des relations islamo-chrétiennes dans la Corne de l'Afrique. Je consacrerai également mes recherches à la question des traductions de l'arabe en guèze au cours du Moyen Âge, en m'attachant en particulier à une oeuvre littéraire majeure, les Miracles de Marie.

Le carnet du projet, présentant l'actualité des recherches de l'équipe, est consultable à l'adresse suivant :




mercredi 1 août 2018

Medieval Nubia

    Voici un site des plus utiles et des plus complets sur la Nubie médiévale : Medieval Nubia. Je recommande en particulier la bibliographie relative aux manuscrits et inscriptions retrouvés en Nubie (conservés en grec, copte, arabe et vieux-nubien). Les références aux éditions scientifiques de ces textes sont systématiquement indiquées :

jeudi 26 juillet 2018

Soeur Juana Inés de la Cruz

    Sœur Juana Inés de la Cruz naquit aux alentours de 1650 à San Miguel de Nepantla au Mexique. Remarquée pour son intelligence précoce, elle écrivit ses premiers poèmes à l’âge de huit ans. À dix-huit, elle devint religieuse mais elle ne cessa de poursuivre ses grandes passions : l’étude, l’érudition, la poésie. Elle mourut d’une épidémie en 1695 après avoir passé les dernières années de sa vie à prendre un soin tout particulier des malades. Elle écrivit une œuvre abondante et originale, notamment composée de poésies amoureuses où sont sublimées amitiés terrestres et divin amour. Le poème suivant, de nature religieuse, décrit en des termes chers à la poésie amoureuse de l’époque le désir fébrile de Juana Inés de la Cruz d’atteindre celui qui demeure inatteignable, Dieu.
Le poème complet est téléchargeable ici. En voici un extrait :

Si impérieux est le désir 
que nous avons d’être aimés
que, sachant même qu’il est vain,
nous ne savons le délaisser.

samedi 14 juillet 2018

    Je suis à Rabat, à l'institut al Mowafaqa, pour deux semaines de cours intensifs en hébreu biblique. Je me réjouis de rencontrer ma nouvelle promotion ! Dans le cadre du séminaire d'islamologie de l'institut, je donnerai également un cours sur le contexte religieux et culturel de l'islam naissant. Enfin, je donnerai, en soirée une conférence sur les Esséniens et les manuscrits de la Mer morte. 

lundi 9 juillet 2018

Sahara d'Alexander von Württemberg

     Je mets en ligne ma traduction de Sahara, poème d'Alexander von Württemberg (1801-1844), homme d'armes et de lettres allemand. 


Des Nordpols rauher Frost
hat mir das Mark durchgezogen,
Ich bin in einem Nu
Nach Afrika geflogen.

Les âpres frimas du pôle nord
jusqu’à la moelle m’ont pénétré ;
En un instant vers l’Afrique
Je me suis envolé. 

C'est ainsi que l'auteur commence son envolée imaginaire au-dessus des sables du désert, dans un ciel peuplé de destriers aériens et de caravanes spectrales. Ma traduction intégrale est téléchargeable ici



lundi 25 juin 2018

     J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai été élu président de la Société pour l’étude de la littérature apocryphe chrétienne (SELAC). Je vous donne rendez-vous pour notre prochaine journée d’étude, qui aura lieu à Paris le 6 avril 2019.

dimanche 24 juin 2018

Une homélie de Grégoire de Nysse sur saint Étienne : traduction synoptique du grec et de l’arménien

      Je mets en ligne ma traduction française d’une homélie de Grégoire de Nysse (mort après 394) en l’honneur du protomartyr Étienne. Transmise en grecque (CPG 3187), il en existe également une version arménienne abrégée (BHO 1092), qui ne contient que la première partie de l’homélie. La version arménienne est un témoin de valeur car elle est proche d’une autre forme du texte grec, préservée dans un manuscrit assez ancien, le Sinaiticus gr. 493 (VIIIe-IXe s.). Nous proposons ici une traduction synoptique du grec et de l’arménien de cette homélie, qui est des plus anciennes que nous connaissions à propos de saint Étienne. 



vendredi 6 avril 2018

        Vous pourrez lire en ligne ma recension, paru dans la Revue de l’histoire des religions, de l’édition et de la traduction des homélies géorgiennes de Jean de Bolnisi, parues aux éditions du Cerf, dans la collection Sources chrétiennes :